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Mercredi15, Téhéran a annoncé d'importants progrès dans ses recherches portant sur l'énergie nucléaire, tout en affirmant sa volonté de reprendre les discussions avec les grandes puissances. L'Iran serait désormais à même de produire du combustible nucléaire enrichi à 20%, nécessaire pour faire fonctionner une centrale. S'il était enrichi à à 90%, ce combustible pourrait servir à fabriquer des bombes atomiques, ce qui est la plus grande crainte d'Israël et de ses alliés.
En réaction à la poursuite de ce programme, les ministres des affaires étrangères des pays membres de l'UE ont convenu d'un embargo sur le pétrole iranien à compter du premier juillet 2012.
Prenant les devants, l'Iran a décidé ce dimanche 19 de stopper toute livraison de brut aux compagnies françaises et britanniques.
Cela ne provoquera pas de conséquences sur le prix à la pompe, seuls 3% des importations française venant de cette partie du monde. De son côté, l'Iran, qui vend 20% de sa production aux européens (principalement à d'autres que les Anglais ou nous), devrait pouvoir écouler son or noir sur les marchés asiatiques.
L'AIEA (Agence Internationale de l'Energie Atomique) a quand à elle envoyé une nouvelle mission en Iran, dire « de la dernière chance », au prétexte de vérifier les intentions de la république islamique.
Rappelons que de nombreux navires de guerre croisent au large de l'Iran et du détroit d'Ormuz, par lequel transite la majeure partie du pétrole mondial.

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