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Mardi, 21 Février 2012 |
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L'ancien président du FMI a été placé aujourd'hui en garde à vue dans le cadre de l'affaire du Carlton de Lille. Il passera la nuit de mardi à mercredi en cellule.
Les enquêteurs cherchent à savoir si l'ancien favori des sondages était au courant que les femmes qui participaient aux soirées libertines auxquelles il se rendait étaient des prostituées. Auquel cas il serait coupable de complicité de proxénétisme aggravé en bande organisé. Sa défense repose sur le fait qu'il se dit client à son insu, ce qui est contredit par une des filles de joie, aux dires de laquelle il se serait enquis de ses tarifs.
Le crime, dont la peine est alourdi par la commission en bande, est passible de vingt années de réclusion criminelle. De plus, s'il est prouvé que les péripatéticiennes ont été payé par l'argent de sociétés, l'abus de bien social sera également constitué. Soit cinq années de prison et 375.000 euros d'amende.
A l'issue de sa garde à vue, l'ancien ministre des finances peut être remis en liberté et convoqué à nouveau, ou être déféré aux fins d'une mise en examen. Auquel cas, il pourrait, selon la décision du juge des libertés et de la détention, être incarcéré.
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