Etats-Unis : avis de redéploiement (massif) en Asie PDF
Mardi, 14 Février 2012

Chronique stratégique de Jocelyn Beaumont

Il y a tout juste un mois, le 3 janvier 2012, la Maison Blanche publiait son document officiel de stratégie concernant les « Priorités pour la défense du 21ème siècle » (Sustaining US Global Leadership : Priorities for 21st Century Defense). Document éminemment important, qui annonce aux incrédules la façon dont les Etats-Unis vont défendre leur rang de numéro un mondial, et qui confirme à la défense américaine son statut de pierre angulaire de l’Empire, en dépit de la crise économique. Le départ médiatisé des troupes US d’Irak en décembre dernier a pourtant donné l’opinion inverse à la plupart des observateurs français qui, comme d’habitude, n’ont pas cherché à regarder plus loin que le bout de leur nez, pendant que votre serviteur s’échinait à démontrer la permanence de la supériorité stratégique américaine dans la trilogie du grand échiquier [NDLR: voir ici et ici, la troisième partie est à venir]. Ils ont constaté un reflux américain de l’Asie. Mais c’est une fois de plus le contraire qui est vrai : les intentions américaines sont claires ; elles se manifestent déjà de façon évidente.

Asie : l’horizon américain se resserre

En effet lorsque Washington publie ce genre de document officiel, c’est toujours sur le ton décontracté de la puissance hégémonique. Bien que paraissant inspirée de la Guerre des Gaules, la pensée de l’Empire mérite d’être connue. Voici ce que notre Jules César (Obama) écrit de l’Asie dans son programme sans doute arrogant aux yeux d’un Chinois, mais toujours dicté par le complexe de supériorité américain :

« Les intérêts économiques et sécuritaires des Etats-Unis sont inextricablement liés au développement de l’arc s’étirant du Pacifique Ouest et de l’Asie de l’Est à la région de l’Océan indien et de l’Asie du Sud, développement créant un mélange de nouveaux défis et d’opportunités. En conséquence, pendant que l’armée américaine continuera de contribuer à la sécurité globale, nous rééquilibrerons nécessairement nos efforts en direction de la région Asie-Pacifique. Nos relations avec nos alliés asiatiques ainsi qu’avec nos partenaires clés sont cruciales pour la stabilité future et la croissance de la région. Nous consoliderons nos alliances actuelles, qui procureront un fondement essentiel à la sécurité de l’Asie-Pacifique. Nous étendrons également nos réseaux de coopération aux partenaires émergents de la région, pour garantir la capacité collective à sécuriser les intérêts communs.

(…) Le maintien de la paix, de la stabilité, du libre échange, et de l’influence américaine dans cette région dynamique, reposeront en partie sur un équilibre des forces militaires. Sur le long terme, l’émergence de la Chine en tant que puissance régionale, aura pour effet potentiel d’affecter notre économie et notre sécurité de différentes façons. La paix et la stabilité de l’Asie de l’Est constituent un pari risqué pour nos deux pays, et nous avons tout intérêt à construire notre relation bilatérale sur le mode de la coopération. Cependant, la croissance de la puissance militaire chinoise doit être accompagnée d’une plus grande clarté quant à ses intentions stratégiques, afin d’éviter de créer des frictions dans la région. »

 

Le déploiement américain a commencé…

On pourrait croire à l’intox, mais non : plusieurs quotidiens du monde ont déjà relevé la présence intrusive des américains dans l’Océan indien et le Pacifique. Rappel chronologique :

Le 11 novembre 2011, le président B. Obama annonce qu’il se rendra en Australie pour renforcer la présence militaire américaine en Océanie. Le Sydney Morning Herald rend publique l’information selon laquelle une nouvelle base devrait être créée à proximité de Canberra. Elle s’ajouterait ainsi à celles d’Okinawa (Japon), de l’Ile de Guam et de Corée (où stationnent déjà plus de 30.000 hommes).

Le 26 janvier 2012, Leon Panetta, Secrétaire d’Etat à la Défense, présente les orientations budgétaires du Pentagone pour la nouvelle année : moins de soldats dans l’Armée de Terre et parmi les Marines (réduction de 565.000 à 490.000 d’ici 2017), mais une armée à la pointe de la technologie, avec les yeux rivés sur l’Asie et le Moyen-Orient. C’est ce que révèle le quotidien canadien La presse.ca. Les orientations budgétaires font la part belle aux moyens d’agir dans la zone Asie-Pacifique, notamment face à la montée en puissance de la Chine : « ce budget protège, et dans certains cas augmente, les investissements cruciaux pour notre capacité à projeter notre puissance en Asie et au Moyen-Orient », affirme Panetta.

Le 27 janvier 2012, le Washington Post fait part de la volonté des Etats-Unis d’accroître leur présence militaire aux Philippines : « Vingt ans après avoir poussé les Américains à abandonner leur plus grosse base dans le Pacifique, les Philippines sont en discussion avec l’administration Obama pour accroître la présence militaire américaine sur l’archipel. Même si les échanges ne font que commencer, les représentants des deux gouvernements se disent favorables à un accord ».

Le 30 janvier 2012, le sous-marin nucléaire américain « Annapolis » franchit le Canal de Suez et gagne la mer Rouge, accompagné du destroyer USS Momsen, d’après le portail égyptien Alamat, information reprise par l’agence russe RIA Novosti. La Marine américaine a déjà réuni dans le Golfe persique un nombre important de navires, dont les porte-avions Carl Vinson et Abraham Lincoln. Un autre porte-avions, l’USS Enterprise, est attendu dans la zone pour le mois de mars. Cette présence militaire accrue est bien sûr le signe d’un avertissement adressé à Téhéran, qui menace verbalement de fermer le détroit d’Ormuz. Mais recadré dans l’ensemble de la politique étrangère des Etats-Unis, il participe bien plus d’une stratégie de défense… de leur suprématie dans le monde.

 

Le grand objectif : rester numéro un mondial

Et c’est ce que M. Obama n’a pas cessé de marteler dans tout son document : « Je suis déterminé à nous faire ressortir plus forts de ces moments de défi, de telle sorte que nous préservions le leadership mondial de l’Amérique, que nous maintenions notre supériorité militaire et que nous gardions la foi en nos troupes, en nos familles de militaires et en nos anciens combattants. »

« Rencontrer ces défis ne peut être le fait de notre seule armée, c’est pourquoi nous avons renforcé tous les outils de notre pouvoir, incluant la diplomatie et le développement, le renseignement et la sécurité du pays.

« Bien que nous devions faire des choix fiscaux difficiles, nous continuerons de rendre prioritaires les efforts portés sur les blessés de guerre, l’aide psychologique et les familles. Nous avons l’obligation morale de procurer à nos anciens combattants les soins, les bénéfices et les opportunités de réinsertion professionnelle qu’ils méritent.

« N’ayez aucun doute, ici aux Etats-Unis ainsi que dans le reste du monde, nous conserverons les forces armées les mieux entraînées, les mieux commandées et les mieux équipées de toute l’histoire. Et dans un monde changeant qui exige notre suprématie, les Etats-Unis d’Amérique resteront la plus grande force de liberté et de sécurité que le monde n’ait jamais connue. »

 

D’une obsession à l’autre

Il y aurait beaucoup à dire sur le reste de ce rapport très court (8 pages) mais intense, notamment sur les nouvelles pistes de doctrines stratégiques en cours d’élaboration, celle portant par exemple sur la capacité à vaincre plusieurs adversaires coalisés tout en répondant aux exigences de la « sécurité globale », ou bien encore le souci de posséder un outil de défense qui reste supérieur à la somme des dix premiers concurrents. Une seule nuance n’a pas été relevée par les observateurs courants : la Russie, pour la première fois dans un texte officiel de stratégie générale, n’est pas évoquée. La Russie, en ce temps de crise économique, n’est plus l’obsession numéro 1 des Etats-Unis ! La Chine lui est substituée (pour combien de temps ?). Preuve que la crise économique fait tout de même assez mal au géant américain…

 

Jocelyn Beaumont,
pour l’Acropole.info

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Commentaires

 
#7 léon arnoux 04-03-2012 11:27
Iln'y a pas que le jeu d'échecs pour faire travailler les méninges des stratèges. Les asiatiques ont d'autres jeux qui ne sont pas mal non plus. Et imaginer que les U.S.A. resteront éternellement à leur place, c'est oublier les leçons de l'Histoire qui est une roue toujours en mouvement et en changement. Il ne peut y avoir deux tigres sur la même colline. Attendons encore quelques années. leonar
 
 
#6 Flore 23-02-2012 19:35
Je suggère de décerner à Domrémy la-médaille-du-plus-long-commentaire ! Qui plussoie ?
 
 
#5 domremy 17-02-2012 07:49
LES FRUITS DU REDÉPLOIEMENT NEOCON-SIONISTE AU MOYEN ORIENT :LIQUIDATION DES CHRÉTIENS UN PAYS APRÈS L'AUTRE: CHRÉTIENS D'IRAK , COPTES D'EGYPTE MAINTENANT CHRÉTIENS DE SYRIE :

VOR AUSSI : www.maryakub.org


(BRAVES INSURGÉS DE « LA RÉVOLUTION DÉMOCRATIQUE SYRIENNE » BIEN AIMÉE DE NOS OBAMA , BHL, DE NOS DROIT-DE-L’HOMMISTES ET DE NOTRE PRESSE COUCHÉE… ET MASSACRANT TRÈS DÉMOCRATIQUEMENT LES CHRÉTIENS !!! )


*SYRIE: LA CHASSE AUX CHRETIENS ET AUX ALAOUITES A COMMENCÉ DANS CERTAINS QUARTIERS DE HOMS

L’insurrection armée "s’islamise" de plus en plus

par Kipa Apic

http://www.mondialisation.ca/index.php?context=va&aid=29175

Damas, 9 février 2012 (Apic) L’insurrection armée en Syrie "s’islamise" de plus en plus, d’après divers témoignages récoltés sur place par l’agence de presse catholique AsiaNews, à Rome. Le patriarche melkite Grégoire III Laham, qui réside habituellement dans la capitale syrienne Damas, refuse cependant pour l’instant de qualifier d’intercommunautaire le conflit qui ensanglante son pays.
 
 
#4 domremy 17-02-2012 07:45
(suite 2)L’agence de presse catholique AsiaNews affirme le 8 février que la violence augmente chaque jour davantage contre les minorités alaouites et chrétiennes, et contre tous ceux qui sont soupçonnés d’être du côté du gouvernement.

Il faut poser le problème en termes sociaux, "parler de citoyens syriens, et non pas de chrétiens", assure de son côté le patriarche Grégoire III. Dans une interview publiée mardi 7 février dans le quotidien francophone "L’Orient-Le Jour", publié à Beyrouth, il considère que le problème n’est pas religieux, "même si certains introduisent cet élément dans leur analyse". Il n’empêche que les trois évêques de Homs et de Hama, un prélat catholique et deux orthodoxes, ont quitté la ville, annonce pour sa part l’agence de presse missionnaire Misna à Rome. "Seuls des prêtres orthodoxes et quelques autres catholiques sont restés à Homs".
La violence vient des deux partis en conflit

Selon les témoignages recueillis sur place par l’agence AsiaNews, la situation interne en Syrie montre des signes d’une radicalisation confessionnelle croissante. Si ces témoins veulent rester anonymes pour raison de sécurité, c’est parce que ceux qui ne partagent pas la vision des groupes armés sont repérés et souvent éliminés physiquement.*

Ces témoignages vont à l’encontre de la vision simpliste des médias internationaux qui s’appuient trop souvent sur des sources militantes et non vérifiées. "Nos sources sont des voix qui racontent une histoire différentes de celle qui prévaut dans les mass médias, et qui montrent que la violence exercée sur la population vient des deux partis en conflits", souligne AsiaNews.

OBEIR AUX INSURGES OU MOURIR

Ainsi, note-t-elle, deux jeunes pères de familles ont été tués à Homs, "mais pas par l’armée…" Leur unique faute, être allés acheter du pain pour tous ceux qui avaient trop peur pour sortir de leur maison. Ils ont été abattus dans la boulangerie. D’autres ont été assassinés uniquement parce qu’ils travaillaient dans leur magasin et n’avaient pas adhéré à la paralysie de la ville décrétée par les insurgés.

L’opposition et les pays arabes demandent que le régime retire ses blindés des rues. Mais les personnes interrogées ont rappelé que c’est grâce aux blindés de l’armée qu’elles ont pu passer la dernière fois qu’elles sont revenues d’Alep, au début de décembre. Elles n’ont plus osé s’y rendre en voiture depuis.
 
 
#3 domremy 17-02-2012 07:42
3’L’armée avait créé un corridor pour les voitures civiles. "Les voitures et les bus ont passé au milieu des tirs, entourées par les blindés… S’il n’y avait pas l’armée pour contrôler, personne ne pourrait plus passer sur les autoroutes… Cela ne signifie pas qu’il n’y a pas de violence de la part de l’armée, il y en a, c’est sûr, pas question d’être naïfs!"

3 (suite 3)A HOMS, LES CHRETIENS SONT DANS LE COLLIMATEUR DES INSURGES

A Homs, relève AsiaNews, les chrétiens sont désormais dans le collimateur des insurgés sunnites, comme le sont les alaouites, la minorité à laquelle appartient le président Bachar al-Assad. LES INSURGES N’EPARGNENT PERSONNE: un chrétien de Tartous raconte par exemple que ses trois neveux, fils de son frère, ont été abattus à Homs, dans leur atelier, simplement parce qu’ils réparaient une voiture appartenant à la police.

Si la situation est grave pour les chrétiens, le fossé s’est encore davantage creusé entre sunnites et alaouites, la confession à laquelle sont rattachés les Assad. Les sunnites ont peur de traverser les villages alaouites, et vice-versa. Dans certaines zones, les deux forces sont présentes en alternance, ce qui génère une situation de peur constante au sein de la population.

D’autres sources locales, non liées au régime en place à Damas, critiquent la manière dont les médias, notamment internationaux, décrivent la situation sur le terrain. Ils disent que depuis la mi-mars 2011, la répression de la révolte par l’armée a fait plus de 6’000 morts en Syrie, alors que nombre de civils, sans parler des soldats et des membres des forces de sécurité loyalistes, ont été tués par les insurgés. AsiaNews parle de "mur inexpugnable de la désinformation".
Les chrétiens de Syrie vont-ils partager le sort de leurs coreligionnaires d’Irak ?

"La réalité n’est pas binaire (…). Elle est complexe. Y aura-t-il encore une place pour les chrétiens syriens dans la déstabilisation en cours dans cette société composite ? Le destin de la Syrie va-t-il ressembler à celui de l’Irak, nous le savons pas", écrit pour sa part le Monastère de Saint Jacques le Mutilé (Deir Mar Yakub) Cf. www.maryakub.org.
 
 
#2 domremy 17-02-2012 07:37
suite 4) Sur le site internet de ce couvent, situé dans le village de Qâra, à 15 km de l’Antiliban, à la frontière libanaise, et à 100 km au nord de Damas, on peut lire que les chrétiens du diocèse de Homs, Hama et Yabroud étaient intégrés au tissu social comme des citoyens à part entière, mais la situation a radicalement changé.

Le Monastère, qui milite "contre tout ce qui est contraire à la loi de Dieu et aux droits de l’homme", déclare prendre position pour les pauvres et les maltraités, "particulièrement pour les civils innocents, qu’ils soient ciblés par le régime ou par les bandes armées de l’insurrection".
"Le peuple veut déclarer le Jihad !"

"Avant les évènements qui ensanglantent la Syrie, il était inconvenant de décliner sa confession religieuse. Aujourd’hui il n’en est plus ainsi. Le conflit qui s’instaure est passé d’une réclamation populaire de liberté et démocratie à une révolution islamiste.

Le vendredi 20 janvier le slogan fatidique a été brandi par les Comités de coordination de la révolution: "Le peuple veut déclarer le Jihad !". Jusqu’à présent nous n’avons pas fait état d’une ’persécution’ directe qui frapperait les chrétiens. Ils étaient englobés dans les sévices ciblant la population participant à la vie civile. Mais il semble que la donne commence à changer. Comme si la tendance qui couvait devenait dorénavant une consigne. Le futur le dira".
La liste des attentats antichrétiens s’allonge

Le Monastère de Saint Jacques le Mutilé a dressé une liste des attentats contre les chrétiens de ces dernières semaines, à commencer par l’assassinat par les insurgés, le 25 janvier, du Père Basilios Nassar, curé grec orthodoxe du village de Kfar Bohom, dans la province de Hama. Il a été abattu alors qu’il venait en aide à un homme agressé par les insurgés dans la rue Jarajima à Hama. "C’est la première fois, depuis l’insurrection, qu’un prêtre est la cible de la violence aveugle qui est devenue l’arme redoutable d’une insurrection de plus en plus manipulée", peut-on lire sur le site internet du monastère. "Ce meurtre est alarmant. Il conforte les craintes de voir la révolution syrienne tourner au conflit confessionnel. Sous couvert d’une quête de liberté et de démocratie les insurgés se révèlent comme des islamistes qui s’en prennent à des civils innocents dans une démarche de discrimination religieuse".
 
 
#1 domremy 17-02-2012 07:35
(suite 5) Le site mentionne également l’exécution le 26 janvier, devant sa maison, de Zafer Karam Issa, un major âgé de 30 ans appartenant à la communauté chrétienne, abattu d’une centaine de balles par un commando dirigé par le fils de l’Emir islamiste de Yabroud, M. Khadra. Durant la même semaine, un jeune chrétien, Khairo Kassouha, âgé de 24 ans, a été lui aussi abattu en sortant de chez lui à Kusayr.

Le Père Mayas Abboud, recteur du petit séminaire grec-catholique à Damas, témoigne de ce qu’il a entendu au téléphone de la veuve de Nidal Arbache, un chauffeur de taxi abattu par les insurgés. "Ici à Kusayr nous sommes livrés au bon plaisir des insurgés qui font la loi chez nous. Nous nous attendons à toutes sortes de sévices. Nous n’avons rien ni personne pour nous protéger. Je vous en supplie Père, prenez cela comme un testament. S’il m’arrive quelque chose de fâcheux je vous confie mon fils, prenez soin de lui. Toute notre famille est menacée par les bandes armées".

A Kusayr, un cousin de Père Louka, curé de Nebek, raconte qu’il rentrait dans la localité lorsqu’à un rond-point de la ville il a été arrêté par des insurgés. "Ils m’ont réclamé mes papiers et m’ont fait attendre deux heures pour vérifier si mon nom est cité dans les listes issues par les comités de coordination de la révolution qui sont désormais des organes de référence judiciaire. Si mon nom avait été mentionné, j’aurais été exécuté sur place comme ils le font avec d’autres".**

A Homs, la liste des victimes s’allonge, selon le Monastère: Plus de 230 chrétiens ont été abattus. Plusieurs sont kidnappés. Souvent les insurgés réclament une rançon qui varie entre 20’000 et 40’000 dollars par personne. Certains quartiers mixtes comme Bab Sbah ou Hamidiyeh à Homs voient 80% de leurs habitants chrétiens les déserter pour s’établir chez des amis ou des parents dans les régions de la Vallée des chrétiens. Les chrétiens de Hama et de sa province font de même. "Le mouvement est progressif mais implacable", peut-on encore lire sur le site du Monastère Saint-Jacques-Le Mutilé www.maryakub.org. (apic/asian/com/be)

Articles de Kipa Apic publiés par Mondialisation.ca
 

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